• PSP

    PSP *

    Oraison de la raison
    Prières célébrées
    Passions emmurées
    Peurs anéanties
    La raison devient oraison
     
    Ni de larmes, ni d'espoirs
    Ni de génuflexions
    La raison oublie
    Les mots, les sons
    Vide, l'espace se vide

    Oraison sans raison
    Fleurs d'été fanées
    Tête éloignée
    Corps abandonné
    Parole éteinte
    Esprit défunt

    Le caveau se creuse
    Gestes lents
    Désarticulés
    Le corps avance
    Et tombe anéanti

    (* PSP: paralysie supranucléaire progressive)


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  • Jaurès s’effondre et la guerre éclate.
    Les hommes garances, Joffre à la guerre.
    Gallieni presse les taxis automates,
    Nivelle plie au chemin, Verdun vaut l’enfer.

    Cendras laisse un bras dans la casemate,
    Péguy et les autres vers le cimeti-ère.
    Dans les champs de Jean la moisson se dilate,
    Foch à Saint-Gond, des vies dans les tourbi-ères.

    Les hommes vont vers la Marne et se battent,
    Proust écrit toujours, le Goncourt il espère,
    Le rude Clemenceau que le tigre flatte.

    Les mères silencieuses et volontaires,
    Mata Hari, divine puis scélérate !
    A Paris, la môme Piaf met pied à terre.

     

     

    Cendrars, par Amedeo Modigliani (1917).


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  • Doucement, je caresse ta joue rieuse
    L'horizon perdu dans l'abîme de tes yeux
    Que tu sois sagittaire ou Capricorne
    Je m'en fous, demain je repartirai
    Là bas, au pays derrière les océans.

    Aurélia, tu danses et danses encore
    Aux rythmes endiablés d'un tam tam.
    Aurélia, tu chantes et chantes encore.
    Tes hanches s'allongent et se cambrent,
    Tu disparais, cachée par des doigts magiciens.

    Derrière le rideau des ombres se dessinent
    Des gestes diaboliques enfantent en cette nuit
    Des ombres fragiles de lait et de miel.
    Dans mon imaginaire étoilé naissent des femmes
    Aux silhouettes fragiles d'eau et d'argile.

    Aurélia, je tangue sur une mer de nuages
    Navires d'étoiles, de soleil et de lune.
    Et voilée d'une fumée blanche d'humidité
    Je t'ai vu disparaître ,ma belle Aurélia.
    Je pleure et mes larmes écrivent ton nom.

    Dès l'aurore s'efface le rêve inachevé,
    Le regard encore rivé sur le timide levant
    Et le songe rangé au ponant d'une nuit d'été.
    Pourtant, j'entends encore l'écho envoûtant
    Du tam-tam du pays derrière les océans

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  • Allongé
    Debout
    Vertical

    La terre tourne
    Le corps s'incline
    Tangente

    Allongé
    Couché
    Horizontal

    Angle droit
    Hypoténuse
    Carré incertain

    Théorème encore
    Cosinus au rapport
    Sinus au front

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  • Des pierres lourdes
    rondes
    s'enroulent
    se déroulent
    éclatent
    fragments
    irisés
    flammes de pierres
    rougies
    braises ardentes
    abrasives
    feux de pierres
    liquides

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