• Roz Quénibenn

    Roz Quénibenn s’en va par les chemins
    Des hortensias rouges à la main
    Roz Quénibenn s’en vient à ma main
    Roz, rose rozenn Quénibenn



    Elle est peut être à la pointe de Cosmeur
    Ou bien encore cachée derrière les hortensias roses
    Elle joue avec mon cœur bien trop frêle

    Je lui cueillerai des fleurs parfumées à Roz
    Des hortensias rouges ou des hortensias blancs
    La houle l’emporte vers les îles dorées qui s’égrènent au large

    Elle s’exile souvent dans les ajoncs voilés du matin
    Montagne blanche encore assoupie dans le ventre du vent
    Je la retrouve souvent dans les plis ronds des collines

    Elle ouvre ses yeux de granit irisés et lumineux
    Elle cueille quelques varechs séchés au bord de l’eau
    Puis se confond à la corolle d’une fleur de pommier

    Parfois, elle se fond dans l’émeraude des eaux
    Ou même dans le blanc des plages de sable
    Ses longs cheveux s’évaporent dans une dentelle

    Elle pleure souvent dans les rides des vagues
    Chasse des perles de sel égarées au fond des yeux
    Et soudain laisse flâner un sourire d'ange ou démon.


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