• La fée blanche

    Lorsque dans le marais tremble le roseau
    Où à l'ombre du soleil se cache la pluie,
    Elle surgit, la fée blanche belle inconnue,
    A travers les brumes diaphanes et humides,
    Chevauchant au gré des vents venus de la mer,
    Les ajoncs aux reflets bleus et les blés blonds
    Cachée dans le plumage d'un fou de bassan.

    Les embruns lourds cinglent les visages hâlés
    Des pêcheurs en peine au large d'Islande
    Elle vacille, la fée blanche belle inconnue,
    Un grain de sel perdu au fond des ses yeux,
    Se hisse au gré des courants à la crête des vagues
    Puis fière et volontaire se cache dans le chalut
    Quand les hommes hissent la pêche en douleurs.

    Par delà les terres brumeuses de Visnonia et d'Ava
    Où le chevalier arbore sa fière monture fougueuse
    Elle apparaît encore, la fée blanche belle inconnue,
    Un brin d'herbe dans ses cheveux d'or et de soie
    Et en selle sur les vents pénètre les landes et marais
    Guidant le jeune prince vers sa jeune et belle dulcinée
    Qu'un père nourrit encore de son dur labeur quotidien.



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