• Imagine
    Que tu rêves encore et

    Ouvre les yeux sur le masque
    Écoute et parle à l'abstrait
    Et sent la chaleur de la terre
    Quand elle monte parfumée.

    Imagine
    La terre en ronde de nuit et

    Tire un trait à l'infini
    Pousse la petite porte
    Et ouvre l'univers à l'envi
    Sur un envol d'espoirs.

    Imagine
    L'éclipse éternelle du soleil et

    Marche sur les chemins
    Combat le mot des misères
    Et ferme les yeux à la mort
    Vois la pénombre s'éclaircir.

    Imagine
    Le jour en nuit noire et

    Écoute les secrets de ton corps
    Hisse ton âme aux mâts invisibles
    Et tresse tes cheveux en filins d'or
    Puis largue les rides de ton visage.

    Non tu ne rêves pas


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  • Le fil d'encre dans le chas de la plume
    Je brode les mots avec de petits ourlets
    Bouton d'or noire sur le drap de papier
    Je coupe, découpe et recoupe
    J'enfile surfile et renfile
    Je pousse avec le dé
    Étoffe de lin, broderie.

     

     


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  • Aurélia tu danses et danses encore

    Aux rythmes endiablés d'un tam tam

    Aurélia tu danses et danses encore puis

    Disparais cachée par des doigts magiciens

    Ton corps s'allonge et se cambre en signes

    Derrière le voile les ombres se dessinent et

    Des gestes diaboliques enfantent cette nuit

    Des silhouettes fragiles d'eau et d'argile et

    Naissent dans mon imaginaire des femmes

    Aux silhouettes fragiles d'eau et d'argile

    Aurélia je navigue sur un flot de vagues

    Ou sur un nuage de lait de miel et de lune

    Et voilée d'une fumée blanche enivrante

    Je t'ai vu disparaître ma fée des Aurores

    Je pleure et mes larmes écrivent ton nom

    Dès l'aurore s'efface le rêve encore brouillard

    Le regard bleu rivé sur le jour naissant à l'est

    Et le songe rangé au ponant d'une nuit d'été

    Pourtant j'entends toujours l'écho envoûtant

    Du tam-tam du pays derrière les océanes fées.



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  • - Imagine les berges de la rivière
    Parfois emportées par les eaux fortes brunes
    Et ouvre l'écluse à ce flot de pierres
    Puis laisse le chanter au clair de la lune.

    De toujours, je connais le bruit de la terre
    Le souffle du vent dans le sable des dunes
    Le vol léger des hérons, le sel des éthers
    Et les cormorans qui guettent la lagune.

    C'est mon pays, lumière pâle d'un cierge
    - Souviens-toi pour toujours de cette île vierge
    Vagabonde, perdue dans les épais brouillards.

    Là, les enfants s'égarent dans les champs de fleurs
    Font une ronde et prennent la main des vieillards
    Puis face à la mer, regardent les femmes en pleurs.

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  • A la couleur de tes yeux j'éclaire les routes
    vers des cathédrales d'étoiles scintillantes
    ou bien des voûtes Altesses sans royaume.
    Elles se croisent et s'emmêlent à l'infini,
    aquarelles et tissages de toiles et voiles
    gonflées tout autour des éthers de la terre.

    Et main dans la main, faisons une ronde,
    sur les sentiers et les chemins vagabonds.
    Chacun, être singulier puis soudain pluriel,
    d'un bout à l'autre de la terre, une ronde,
    un chant d'adieu aux armes, aux bombes,
    une porte ouverte à l'infini des couleurs.

    Parfois, elle tourne la sphère, à l'envers.
    Toi, l'enfant des rues, la femme réprimée,
    le vieillard scrutant les horizons des ports
    vers des nefs marines aux vents mauvais.
    Dansons la farandole d'une harpe éolienne
    et ensemble, partageons les mots et le miel.

    Sur les routes de soie ou pistes désertiques,
    nous parcourons le monde en une ronde,
    vers des capitales ou des villages oubliés,
    d'abris, d'îles en dérive d'exils salvateurs.
    Je suis toi, l'autre coté du miroir des images
    Et quand tu es l'aube, je suis le crépuscule.

    Peuples de peaux des grands froids polaires,
    nomades des oasis et dunes des sables chauds,
    je vois rire les fous, sourire les amants secrets.
    Tu es l'autre berge de la rivière, amont ou aval
    et d'une onde agile, ton parfum exalte le monde.
    Ensemble, pétrissons le pain lunaire.

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